Dracula

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Le mythe raconté par Bram Stoker



Par Pascal Croci
et Françoise-Sylvie Pauly




Les yeux plongés dans une demie pénombre, bercés par les lueurs jaunies d’un vieux candélabre, on imagine alors assez bien les paysages ténébreux et délabrés qui hantent le domaine des Carpates …Des forêts ensevelies par une brume épaisse, aux couleurs ternes et épouvantées d’étranges bâtisses, ce sont alors d’innombrables pensées sombres et mélancoliques qui vous emmènent lentement sur les traces du mythe de Dracula, créé par Bram Stoker au 19ème siècle.

Dans ce deuxième volet, tel est l’univers guidé par la plume de Pascal Croci et Françoise-Sylvie Pauly : Un voyage cauchemardesque à travers les vastes étendues de Transylvanie. Très fidèle au roman de Stoker, cet ouvrage artistique excelle par son graphisme épuré, élaboré sous une vision à la fois diabolique et fascinante des lieux et des personnages qui redonnent vie à cette mystérieuse légende. La rédaction du journal de Jonathan Harker est particulièrement bien réussie, car l’inquiétude y règne en maître grâce à une faculté indéniable à transporter le lecteur dans une époque imaginaire où la récolte du sang et la quête de l’existence éternelle, tourmentaient sans cesse, nos âmes pécheresses.

C’est au cœur de la campagne Aveyronnaise, que Pascal Croci puisse son inspiration et sa puissance créatrice, tant pour les dessins (Gloriande de Thémines) que pour l’atmosphère générale et le ton donné au récit. Les anciennes histoires de vampires (récoltées dans des recoins les plus reculées de la planète) et le cinéma fantastique (Carol Borland, Bela Lugosi…) ont en fait toujours fasciné l’artiste et hanté son existence depuis l’âge de 12ans…

Pascal Croci ira même bien des années plus tard jusqu’à pénétrer dans les terres de Roumanie, au pied des ruines château de Poïnari, pour capturer l’émotion générale du domaine, nécessaire à la création de ce diptyque… un endroit insolite doté d’une atmosphère plutôt glaciale, où d’étranges chiens sauvages rôdent en permanence, comme s’ils ne pouvaient trouver de meilleurs refuges.



« Soyez le bienvenu chez moi !
Entrez ici de votre plein gré,
entrez sans crainte et laissez ici
un peu du bonheur que vous apportez ! »



On ne peut alors refuser une si délicate et singulière invitation…

Vladheim (Hugues Perrin)

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