Burning Souls Franck Stella

Burning Souls
Un film de Franck Stella
La chronique d’une histoire sombre et déjantée en avant première avant sa projection en salle au cinéma parisien l’Epée de bois, programmé le 18 décembre 2009.
Ce qui me fascine dans le cinéma underground, c’est l’originalité de la mise en scène et la totale liberté d’expression que peut suivre un réalisateur. Le film de Franck Stella est spontané, imprégné d’humour noir, dans lequel la violence se greffe parfaitement aux décors embrumés et maussades de la capitale parisienne. L’érotisme omniprésent donne au récit une synergie plutôt captivante qui plonge petit à petit le spectateur dans une ivresse envoutante teintée d’angoisse et d’excitation…
Le personnage de Claude nous dévoile sa vision du monde, de manière brute, sans aucun artifice. Puis l’histoire basculera alors dans un tout autre univers lorsque ce dernier rejoindra le monde des vampires, après avoir rencontré une mystérieuse et séduisante jeune femme.
La bande originale du film est tout simplement magnifique car très inspirée. Vous y trouverez de la musique symphonique, oppressante qui tiendra en haleine le spectateur, quelques passages électro indus très percutant, et certaines musique brillamment mises en place qui vous vous feront peut être tout comme moi penser aux meilleures compositions du groupe Depeche Mode… Enfin certaines orchestrations religieuses et profanes renforceront inévitablement le caractère diabolique voir « satanique » des personnages du récit.
Certes Burning Souls reste un film assez particulier, car très personnel. Les dialogues sont parfois légers et manquent un peu de charisme, mais l’ensemble conserve une authenticité sans faille. Les expérimentations sonores (effet sonores psychédéliques, paroles enregistrées à l’envers ...) et l’utilisation de l’image en noir blanc donnent au film Burning Souls un charme indéniable, et une empreinte unique dans l’univers du 7éme art.
A voir sans hésitation, car l’on passe un excellent moment lorsqu’on est amateur du genre !
Laissez-vous donc séduire par ce délicieux Cauchemar d’ornementations vampiriques signé Franck Stella.


Hugues PERRIN alias Sir Vladheim

Vladheim (Hugues Perrin)

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