La fausse couche du paraphrène

La fausse couche du paraphrène

La fausse couche du Paraphrène

Arno Mothra (juin 2008)


Souhaiteriez-vous vivre en solitaire un été meurtrier, entaché de visions et d’idées machiavéliques, puis peu à peu enivré de paraphrénie ? Nul ne peut répondre à cette question avant d’avoir lu ce qui suit…

Nous voici de toute évidence confrontés à un bien curieux recueil. La littérature d’Arno Mothra assombrit et glace subtilement le décor et l’univers qui accompagnent l’existence humaine, en développant une véritable symphonie autour de l’onirisme.
Même si la manière d’aborder certains thèmes est sensiblement différente chez les deux auteurs, l’écriture d’Arno Mothra m’inspire étrangement la noirceur subtile de Régis Jauffret dans son « microfictions ».Je me laisse volontiers séduire par cette littérature qui sait prendre des risques, en dérangeant le lecteur jusqu’au plus haut point, tout en brillant par son intelligence.

Tout va en effet très vite dans la mise en place du phrasé qui germe au sein de cette « fausse couche du paraphrène » Nous voici tantôt embarqué dans l’horreur, la poésie, l’absurde ou la schizophrénie, parfois tout en même temps, sans même que l’on s’en rende compte : cela veut dire que la magie s’opère, tout simplement.

Des références à The Cure, Kubrick ou David Lynch viennent de temps en temps se greffer parmi les 79 pages du recueil. La présentation du livre est par ailleurs excellente : l’originalité des éditions Komakino a pu offrir à cet ouvrage une sombre et noble allure.

Pour conclure, Les 13 contes (pouvant même s’apparenter à des comptines pour certains d’entre eux) de la « fausse couche du paraphrène » ne laisseront pas le lecteur indifférent, l’itinéraire d’un enfant du 21ème siècle croisera tôt ou tard une parcelle d’univers déposé dans l’ouvrage d’Arno Mothra. Nul ne peut prévoir à l’avance le vainqueur du jeu de la vie, à moins d’avoir découvert le véritable sens du texte « Killing Game »…âmes sensibles prudence !, fervents amateurs de littératures insolites, livrez vous corps et âme.

Vladheim (Hugues Perrin)

Retour à la liste des chroniques..


Ce site dans sa conception est libre selon les termes de la Licence Art Libre. Sauf si cela est mentionné, ceci ne concerne pas son contenu (textes et images) et vous n'êtes pas autorisé à les utiliser sans accord de leurs auteurs respectifs.

Ce site est déclaré à la C.N.I.L. sous le N°1135343.