Larmes

Sous les rayons de lumière tranquille,
Cloisonné par des pluies fracassantes,
J’ai vu cette ombre immobile,
Qui nous suit même là où il ne reste que l’obscur.
J’ai vu ce brouillard épais,
Qui dissimule mon âme cassante,
Fissurée par le temps et ses coups de fouet,
Perdue dans l’horizon d’un incertain futur…

Sous un empire d’autosatisfaction et d’orgueil,
Encerclé par les barbelés de ma condition,
J’ai connu les larmes d’un deuil,
Qui ne cesseront jamais de couler.
J’ai connu l’isolement fragile,
Qu’on voudrait invincible comme la passion,
Mais qui se déchire à la fraîche d’un matin d’avril,
Comme une lettre jamais expédiée…

Sous le soleil d’un été trop chaud,
Bercé par le goût du danger,
J’ai senti m’appartenir ta peau,
Comme j’ai cru un autre jour posséder ma vie.
J’ai pressenti de violentes tempêtes pouvant nous détruire,
Mais que la symphonie de nos soupirs a su étouffer,
Pour que ne monte plus que les larmes du plaisir
A nos yeux déjà vidés de leur ennui…

Auteur : Florent Chamard

Retour au sommaire du Reflets d'Ombres n°23.


Ce site dans sa conception est libre selon les termes de la Licence Art Libre. Sauf si cela est mentionné, ceci ne concerne pas son contenu (textes et images) et vous n'êtes pas autorisé à les utiliser sans accord de leurs auteurs respectifs.

Ce site est déclaré à la C.N.I.L. sous le N°1135343.